Voyages & Balades à Moto et Side-car

La Lozère (08-2022)

Août 2022, nous partons ce coup ci en Lozère, Sylvie ne connait pas, je lui en ai tellement parlé que nous avons décidé quelques mois plutôt d’y passer notre semaine de vacances en commun. Depuis que je me suis remis en selle, j’y passe quasiment tous les ans.

Il y a une trentaine d’années, j’y suis allé en Novembre avec 2 copains en moto, j’avais eu le coup de foudre pour ces décors que l’on trouve sur le Causse Méjean, une sorte de steppe Mongole mais bien de chez nous , en Lozère, coincé entre l’Aveyron et le Gard. Un endroit où pousse des cailloux, sous un vol de vautours, entre forêts et bergeries, l’hiver ça souffle sur le Causse et je me dis qu’il faut que j’y aille aussi avec ma paire de raquettes avant que la neige oublie totalement de se poser sur ces paysages magnifiques. Bon pour le moment c’est l’été , alors prenez de bonnes chaussures on va trainer sur le Causse Méjean et les Gorges alentours.

Nous quittons l’A20 et glissons vers Sainte Enimie par D44 à travers le Causse Sauveterre, un arrêt s’impose à Champerboux tellement ce village Caussenard est charmant. Véritable architecture de calcaire, la plupart des maisons sont édifiées sans charpente de bois avec un système de voûtes de pierres., sur lesquelles repose une toiture de Lauze extrêmement lourde.

Plus loin en descendant dans les gorges, le paysage est somptueux, Sylvie le découvre avec beaucoup d’émotion. Cette année je n’irai pas chez Lucette, le camping des Gorges du Tarn à Sainte Enimie où je fais étape depuis quelques années, nous passerons la voir car c’est toujours un bonheur de partager un moment avec elle, mais nous serons quelques kilomètres plus loin dans le hameau de Prades. Une fois installés nous partons à pieds découvrir les alentours jusqu’au bord du Tarn.

1ère journée

Une bonne nuit de repos, quelques courses et un p’tit repas et nous entamons notre périple de la journée, tout d’abord on suit les gorges, jusqu’à Saint-Chély-du-Tarn, petite visite du village coincé entre les roches , quelque baigneurs profitent du Tarn, le niveau est bien bas mais quelques kayaks passent et font halte pour le pique-nique.

On enfile les gorges jusqu’à la Malène, là nous attend la belle montée sur le Causse, D43, perso je l’adore, une dizaine de lacets bien raides à grimper, la 500 avec son moteur monocylindre monte sans problème, seul ou à deux, c’est un régal, un vrai tracteur cet engin.

En haut nous attend le Causse Méjean, petites routes à foison, on se régale, on s’éclate les rétines, les cailloux sont toujours là, les forêts toujours aussi belles, entrecoupées de prairies où les moutons viennent paître le matin à cause des fortes chaleurs (z’aiment pas trop le soleil d’été ces bêtes là), on voit quelques vaches de race Aubrac, elles sont juste à coté de chez elles, deux plateaux plus loin plus à l’Ouest.

Quelques petites routes et chemins et nous découvrons les hauteurs d’un incendie qui, la semaine précédente, a failli emporter le village de Hauterives situé dans les Gorges. Nous repartons par la D16 , puis en prenant à droite la D48, nous entamons une descente par Monbrun avant de rejoindre le Tarn, je connaissais pas cette route et elle en vaut la peine. Très belles vues sur les Gorges du Tarn.

Un nouveau jour se lève

Depuis quelques années, je suis une page sur Instagram, « La ferme Caussenarde d’autrefois » , je me suis promis de venir la visiter, chose faite ! Nous partons le matin, grimpons sur le Causse Méjean par Monbrun, de la nous traversons le Causse par de toutes petites routes et les paysages et la flore sont magnifiques, les arrêts photos ne se comptent plus, on fouine, regardant la moindre plante par ci-par là

Nous arrivons au Villaret, hameau Caussenard, où le Parc National des Cévennes, restaure l’habitat  et tout est expliqué par des panneaux tout au long que l’on visite le site, très intéressant. C’est aussi là, que ce situe le centre d’élevage du Cheval Przewalski, venant de Mongolie. L’association a pour but de le réaccoutumer à la vie sauvage afin de le réintroduire dans son pays d’origine.

Puis sur le chemin pour rejoindre La Ferme Caussenarde d’Autrefois nous croisons un troupeau de moutons accompagné de son berger. Le Causse est 100% nature et c’est cela que nous recherchons.

Nous arrivons comme prévue au village de Hyelzas, sur la commune de Hure la parade où se trouve La ferme Caussenarde d’autrefois, après avoir pris le temps de piqueniquer, nous entamons la visite, qui nous prendra près de 3h, tellement cet écomusée est passionnant, Hélène, nous accueille et nous présente tout ce qu’a fait sa famille pour la préservation de la vie Caussenarde afin que tous nous puissions  la découvrir et se souvenir de ces temps pas si lointains.

Une fois finie la visite, nous sommes à 2 minutes de L’Aven Armand, nous voilà partis au centre de la terre, enfin plus modestement, à 100 mètres sous terre on y descend avec un funiculaire et là, oh merveille, une salle de 110 mètres de long sur 60 de large sous une voute de exceptionnelle de 45 mètres. Imaginez une forêt de 400 stalagmites de 15 à 30 mètres de haut. Un son et lumières issue du monde de Jules Verne nous est présenté lors de la visite.

Tout ceci ne serait pas connu sans la découverte (19/09/1897) de Louis Armand et Edouard-Alfred Martel, père de la spéléologie.(Plus de détails sur le lien en bleu ci dessus)

A voir absolument si vous passez sur le Causse avec la visite de Ferme Caussenarde.

Il nous restait plus qu’à reprendre la route du retour vers notre gîte près de Sainte Enimie. Descendu du Causse on empreinte les Gorges de la Jonte avec la lumière de fin de journée, superbe, même si le soleil se présentait droit dans les yeux. Et remontée des gorges du Tarn jusqu’à Prades, c’est toujours un plaisir.

Poussons un peu plus loin

Une nouvelle journée s’annonce belle, nous alignons les kilomètres dans les gorges du Tarn jusqu’au Rozier.

Et de Rozier nous grimpons par la D29 à Peyreleau. Nous avons projeté d’aller voir le Chaos de Montpellier le Vieux. Juste avant d’aller crapahuter dans le site du Chaos, nous nous arrêtons manger  à l’Auberge de Maubert où on se régale d’une Daube de Bœuf cuisinée par la patronne, une tuerie et un rapport qualité prix excellent, tout comme l’accueil.

Nos escapade dans le Chaos de Montpellier le Vieux est un bon moyen de digérer.  On y laisse nos casques et blousons à la boutique où on nous ouvre même un endroit sécurisé pour nos blousons et affaires se trouvant dedans. Comme depuis notre arrivée dans la région, l’accueil est très chaleureux. La promenade sera sportive sous une chaleur assez conséquente.

A la sortie de Montpellier le Vieux nous poursuivons notre route jusqu’à Millau.

Nous prenons la départementale D991 qui longe la Dourbie, autre petit écrin de toute beauté. Une visite de Cantobre sur l’autre rive en prenant la D145 nous permettra de nous rafraichir. Super village accroché au dessus de la Dourbie.

Journée de repos ou presque

Nous reprenons la moto sur cette D145, qui quelques kilomètres après devient la D157, pour rejoindre la Lozère à Meyrueis. Petite route faite pour les moyennes cylindrées telles ma 500 Classic. Il est tard nous voulions nous arrêter déambuler dans les rues de Meyrueis, mais ce sera pour une autre fois. un petit réassort de courses au Carrefour Market à la sortie du village (direction Le Rozier), un des endroit où je m’arrête pour ainsi dire à chaque passage dans le coin sur la route (ravitaillement). Nous rentrons en remontant pas le Causse Méjean que nous traversons presque dans sa totalité et descendons dans les Gorges du Tarn par Monbrun.

Nouvelle journée

Nous avons décidé de ne pas aller trop loin. Donc visite de la vielle ville, très charmante, de Sainte Enimie. Elle mérite sa place parmi les « Plus beaux villages de France », comme nous nous l’étions promis nous passons voir mon amie Lucette au camping des Gorges du Tarn, nous y repasserons même un soir pour s’y baigner, car il y a une plage à même le camping et qui est très agréable en fin de journée.

Après un petit repas nous prenons la moto pour nous rendre au Pont Sublime qui surplombe les Gorges du Tarn, coté Causse Sauveterre. Le point de vue mérite véritablement son nom.

On poursuite notre petite sortie en prenant la montée sur le Causse Méjean aux Vignes. Ce que j’aime sur cette route à lacets, c’est la présence des Vautours qui nichent dans les parois rocheuses longeant la route. Spectacle et point de vue assuré sur toute la montée. La descente se fera par Sainte Enimie et la baignade sera méritée.

Les jours passent

C’est notre avant dernière journée, le Causse Méjean nous manque déjà, alors que nous ne sommes pas encore parti. Nous allons à Florac, montée sur le Causse par Montbrun, et descente sur Florac par la D16 passant vers l’aérodrome de Florac. Une belle portion de route que cette descente , on passe de 1000M à 500M en très peu de kilomètres. C’est jour de marché à Florac- Trois-Rivières, belle animation dans la ville, qui lui donne un cachet bien agréable en ce jour d’été.

Au détours d’une ruelle nous tombons sur un petit musée de pompes à essence et de biens d’autres choses vintage en rapport,  à l’étage d’une boutique de vêtements. Pas de photos dans l’antre même de sa collection, désir du collectionneur. je respect donc allez-y directement, c’est un moment bien sympa assuré. 

Nous sortons de Florac par le Sud, D907, 5.5km plus loin nous ne prenons pas la Corniche des Cévennes, très belle route déjà prise les années précédentes, mais nous tournons à droite direction le Col de Perjuret. Nous avons pris le temps de piqueniquer dans un sous bois le long du Tarnon. Au col nous prenons à droite pour aller randonner dans le Chaos de Nîmes le Vieux

Vraiment ce Causse vous dévoile des merveilles, le chaos, plus petit que celui de Montpellier le Vieux fait deux jours plutôt, ne manque pas d’intérêt. Plus confidentiel, ce qui n’est pas pour nous déplaire, on se régale à évoluer au milieu de ces roches. Nous avons déposé notre moto et laissé toutes nos affaires dessus, cuirs, casques et tout l’attirail qui pèse bien lourd. Aucun risque, nous sommes garer devant une auberge qui semble très agréable. A notre retour de balade, nous confirmons ce que nous pensions de cette belle adresse. et c’en est une de belle adresse, les clients encore attablés semble conquis par leur repas avalé, des randonneurs croisés juste avant nous avait recommandé de nous y arrêter. Nous avions besoin de nous rafraichir alors une glace maison et un Perrier fera notre bonheur.

La ferme auberge de Veygalier dans le hameau du même nom sur la route tout au fond du Chaos. L’accueil est d’une gentillesse comme nous le vivons depuis le début de notre séjour. La fermière, cuisinière et serveuse à la fois est adorable et nous y faisons nos emplettes en confitures maison et d’autres choses (je ne sais plus, mais c’était bon!!!), le coin est tellement beau que nous roulons quelques kilomètres en revenant sur nos pas et allons marcher sur le sentier de Hom, toujours dans ce Chaos de Nîmes le Vieux.

Le retour vers Prades se fait à travers le Causse, la lumière est basse, c’est splendide, On prend le temps de s’arrêter dans un hameau au croisement du GR de Saint Guillerm, qui rejoint le Mont Aubrac à Saint Guillerm le Désert. 

La journée a été somptueuse de moments et paysages extraordinaires et de rencontres chaleureuses, dont une à l’auberge avec un couple, la quarantaine, vivant sur le Causse et nous en parlant avec un amour déclaré. 

Dernier jour…

Aujourd’hui nous prenons plein Est, allons voir si Modestine est du coté du Pont-de-Montvert. Mais avant on s’arrête visiter le site de Quézac, vous savez les petites bulles qui viennent des profondeurs et qui nous aident à digérer ou récupérer après l’effort. Bon un joli pont , refait suite aux crues de la rivière, mais joli tout de même.

Pour rejoindre notre destination du jour nous traversons des paysages autres que le Causse où nous avons trainé ces derniers jours et aussi magnifiques.

Arrivé à Le-pont-de-Montvert, il n’est pas sans nous rappeler le passage de Louis Stevenson  et son ânesse Modestine en 1878, il relatera plus tard ses aventures durant 12 jours entre le Monastier-sur-Gazeille à Saint-Jean-du-Gard, 220km tout de même. Désormais c’est la randonnée à pied avec ou sans âne pour beaucoup de gens en mal de grand air et de pleine nature.

Epilogue

Une semaine est passée, trop court tellement c’est merveilleux. Cette arrivée par le causse Sauveterre à Champerboux, le Causse  Méjean aux mille facettes qui m’éblouissent à chaque fois et que je me languissais de faire découvrir à Sylvie. Les Gorges du Tarn, de la Jonte, de la Dourbie autant de virages et paysages à la sortie pour nous émerveiller. De belles visites telle la Ferme Caussenarde d’autrefois où vous accueillera Hélène, le Chaos de Nîmes le Vieux et l’Auberge de Veygalier et j’en oublie tellement ce coin de Lozère, si authentique vous séduit par sa diversité proposée .

Venez faire le plein de nature. Merveilleuse, généreuse, La Lozère vous surprendra !

  

 

 

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