
Direction l’Espagne
Le 18 Juin, je prends la route direction la Province d’Aragon en Espagne. Le temps est parfait pour descendre à travers la France. Je traverse le Sud de la région Centre pour après traverser la Nouvelle Aquitaine. Une fois passé les Pyrénées, j’arrive en Espagne par le Col de Larrau.










Arrivée en Espagne
Je rejoins Jaca aux travers du massif Pyrénéen , de belles routes et de superbes panoramas. J’arrive aux Mallos et ce paysage de roches est majestueux. Lors d’un précédent voyage en 2018, je m’étais promis d’y revenir.




Mon copain de toujours, Luis me rejoins au camping dans le village de Agüero. Petit camping sympa, un peu loin des Bardénas, mais qui nous permettra de visiter les alentours.
Luis et moi, c’est le résultat d’une petite bande de copains de la banlieue de Lyon. Eux roulaient déjà à moto et moi avec ma mobylette, 3 ans plus jeune, c’était le débuts des années 80’s. Luis me fait découvrir Bruce Springsteen, et depuis cela nous a jamais quitté. Entre temps j’ai passé le permis, 1981. Et voilà où ça nous mène , 46 ans après d’amitiés sans failles, nous voilà à nouveau en Espagne pour aller voir Springsteen à San Sebastian dans quelques jours. Un mois plutôt, nous étions déjà ensemble au Vélodrome, à Marseille pour le concert.
Une journée dans la fournaise
En attendant, après une bonne nuit, nous partons direction le désert des Bardénas, partagé entre la Province d’Aragon et celle de Navarre.
Il y a 7 ans, j’avais découverts un endroit très peu connu et pourtant très intéressant, les Aguarales de Valpalmas, une formation géologique dû à l’érosion de par le sol. Un endroit unique que je vous invite à découvrir si votre chemin vous y fait passer.







Il est l’heure de se restaurer, nous nous arrêtons à Tudela. Quelques tapas en terrasse, une visite rapide autour de nous et nous rejoignons le désert à quelques kilomètres de là.





La température frôle les 50°C à l’ombre. Bon pour faire simple, y’a pas d’ombre !
Nous passons au point d’infos, accessible par la route venant de Aguédas, dans le désert. Super ils ont la clim et un distributeur d’eau fraîche (pas cher)
Là , on fait connaissance avec Jean Yves, un Breton du Finistère Nord, en road-trip avec une 1000 Africatwin, Honda, superbe.

Le désert s’offre à nous. Les décors sont dignes d’un western, enfin presque. Quelques touristes, mais juste ce qu’il faut.





Jean Yves et sa Honda, moi et mon Himalayan, nos motos sont faites pour cela, elles aiment la piste et même aller vite sur ces pistes. Luis et sa bonne vieille BM… hé bien ça fera grandement l’affaire, la souplesse du moteur et la grande expérience de conduite de Luis auront gain de cause, ils sont passés partout et avec panache.




Nous nous sommes contentés de faire un tour sans trop dévier. Tout de même une bonne soixantaine de kilomètres sur les pistes. J’y reviendrais, j’ai la carte et il y a encore à découvrir. Là on s’est contenté de « La Blanca », reste la partie nord « El Plano » et « La Negra » au Sud avec des paysages à couper le souffle parait-il.






Nous sommes rentré par une route superbe au Nord du désert, elle nous mènera par 73 kilomètres de virages. On mets les watts un peu, la route est bonne.
Une journée plus tranquille
Le lendemain, nous partons voir de plus près les Mallos de Riglos, magnifiques.

Nous remontons plus au Nord et allons visiter la citadelle de Jaca, très belle et un musée sur l’armée Espagnole aux travers des siècles jusqu’à nos jours.




Etape de liaison
Notre séjour en Aragon se termine et le Lundi matin nous reprenons nos motos, direction San Sébastian, le concert est le lendemain. Nous traversons la Navare pour arriver aux Pays Basque espagnol.

Le final de notre voyage
Mardi 24 Juin 2025 ! Pour Luis et moi c’est le grand jour. Après une bonne soirée passée au camping situé à 20 minutes en métro du Stade Anoeta, on rejoint à pied la station. Nous rencontrons un Monsieur aussi fan que nous arrivant de Hollande, il a déjà vu celui de Samedi ( 1er soir à San Seb), oui quand on aime on ne compte pas ( d’ailleurs je ne les compte plus, vu toutes les tournées depuis le 24 Avril 81 à Lyon). Il nous facilitera le voyage.

Il est 11h30, nous trouvons de quoi piqueniquer et boire, il fait très chaud, très très chaud. Commence alors une longue attente de 9h30 pour être bien placés, nous le serons. et puis nous avons l’habitude de ces attentes entre fans, justement on retrouve des personnes vues à Marseille le mois dernier. Les heures passent vite, la tension monte, on entends les répétions, les accords, Springsteen est là ! 17h45 on nous ouvre la porte, 18h ça y’est on est super bien placé. C’est la fête, les Espagnols sont de loin (avec les Italiens) le meilleur public pour Springsteen. Cela fait la 4ème fois au moins que je viens en Espagne et c’est toujours la fête.

Ce soir nous serons 40000 dans le stade, comme à chaque fois le stade est plein.
21h30 Springsteen du haut de ses 75 ans bien passés, arrive avec le groupe, c’est le délire. BRUUUuuce, hurlé par le public, tout sourire comme toujours pour son public il commence le show. Sur fond de message anti-Trump et de liberté, il nous délivre ses textes, sa musique.
Cela fait 1h que le groupe est sur scène, en pleine chanson, Springsteen stoppe net , il s’est mis à pleuvoir, l’orage qui était prévu est là, et fort … il nous demande d’évacuer la piste, Nous le faisons.
45 minutes plus tard le concert a recommencé, durant la coupure, l’ambiance n’est pas descendue, le public est là, trempé mais toujours aussi chaud. Et Springsteen nous livre un concert d’anthologie. Il n’est plus question de messages politique, tout du moins, juste pour le final, mais il va nous offrir un concert juste pour le bonheur de tous, sur scène comme pour les 40000 personnes devant lui. il est à fond, rigole, plaisante , va au devant du public, descendant à même les premiers rangs, comme à son habitude. Nous aurons droit ce soir à 32 morceaux (généralement26~27 les autres soirs).

Il est 1h du matin, nous sommes dans la station de métro, la ferveur n’est pas redescendue, ça chante de chaque coté des voies, dans la rame, nous ramenant au camping, toujours la même ambiance.
Put..n quelle soirée, de mémoire je crois bien que c’est le plus beau concert que j’ai vu depuis 44 ans. Il y avait aussi celui de Barcelone (30/04/2023), au stade Olympique quasi 70000 pers, tiens encore en Espagne, Oh, tiens nous avons eu, aussi, un orage à nous trempé les os, juste avant le concert.
Merci de m’avoir lu, je l’espère jusqu’au bout, n’hésitez pas à LIKER et commentez et vous inscrire au blog, cela m’encourage à continuer.
A bientôt pour de nouvelles aventures, à 3 roues pour changer.



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