Voyages & Balades à Moto et Side-car

LA CORSE 2024 (1)

La genèse

Voilà qu’il y a plus de 6 ans déjà, 2 amis partent résider en Corse, 2 amis d’horizons différents. L’un au Sud de Bastia et le second à Porticcio près d’Ajaccio. Les deux me disent, bien sûr, on attend ta visite. Promis les copains, mais pour cela il va falloir attendre ma retraite. Hé oui il me restait quelques années à faire. Ayant un travail saisonnier, il m’était difficile de me rendre en Corse au printemps comme je le désirais. La vie n’est pas facile, je n’ai que 3 mois de congés dans l’année, mais 2 l’été et le reste morcelé, quand je vous dis que c’est pas facile, croyez moi. Bon pour la petite histoire, je suis photographe scolaire, j’ai donc la chance d’avoir du temps, mais quand je bosse, je bosse, et là, pas question de faire le mariole, je suis au taf. Mais voilà, j’ai mes trimestres, je pourrais être déjà en retraite depuis le 1er Avril, alors j’ai décidé d’aller voir mes potes, je me suis organisé pour faire toutes mes prises de vues avant le mois de Mai et roule , la vie est belle, je vais voir les copains, je vais m’absenter presque 1 mois, je vais profiter d’aller voir mes fils, un dans le Var et le deuxième, juste arrivé en Corse 8 jours avant moi pour travailler quelques mois.

Le voyage pour descendre.

Parti d’Orléans le Mardi 2 Mai, obligé d’enfiler la combine de pluie, je vais passer 10 heures sous la pluie, quasi incessante, pour rejoindre les gorges de la Loire à Aurec près de St Etienne où je vais passer la soirée chez des amis de « 30 ans ». Le lendemain, je continue les gorges de La Loire, route que j’adore et que j’ai très souvent faite en moto dans une autre vie passée, puis l’Ardèche où un autre copain m’attend à l’Argentière, quelques gouttes nous font partir rapidement vers Avignon, où je passerais la nuit avant de rejoindre un de mes fils habitant Saint Cyr sur Mer. Je n’aurais plus qu’à rejoindre Toulon lundi soir.

L’arrivée, le 1er Jour.

J’ai embarqué à Toulon sur Corsica Ferries, le Lundi 6 Mai au soir, nous étions énormément de motos, ce jour là, surement dû au pont du 8 Mai qui permettait à beaucoup, de faire une escapade sur l’ile.

Le jour se lève sur Bastia, le temps est morose, le ciel est très bas, mais ça va s’évacuer. Débarqué au petit matin, mon copain, Robin, pas revu depuis 6 ans, me rejoint avec sa 900 Tracer, embrassade et un vrai bonheur de le retrouver. Ni une, ni deux, nous partons prendre un petit déjeuner sur la place Saint Nicolas, un vrai régal, un chocolat italien, viennoiserie et jus d’orange, parfait après une nuit où j’ai dormi à l’arrache dans le haut d’un escalier sur le bateau.

Nous prenons nos motos et partons, comme 95% des débarqués, plein Nord vers le Cap Corse, petite balade à Erbalunga, me fait présager de la beauté de l’île que je vais découvrir ces 17 jours à venir.

On ne poursuit pas vers le Nord, je suis fatigué et je préfère rejoindre le camping vers Patrimonio que j’ai repéré pour y passer les 3 nuits à venir.

On revient sur nos pas et prenons la D31 qui surplombe la route côtière, en prenant le temps de s’arrêter à nouveau au petit village de Figarella, belles maisons de maître et jolis panoramas, avec de nombreux virages, et ça sera que cela pour les 2 semaines à venir. Nous rejoignons la route départementale 81 qui nous amènera à Patrimonio et sur la côte Occidentale, où je dois camper au Camping U Sole Marinu, très chouette et à même la plage. L’accueil est très sympa, et nous essuyons tout de même un bel orage juste le temps de faire notre entrée administrative.

Le midi nous partons manger une pizza à Saint Florent, une adresse à ne pas manquer, c’est La maison de la Pizza, de la haute qualité.

L’après midi se fera sur la D81 qui longe le désert des Agriates, je voulais le faire, mais la piste est encore bien mouillée et les pneus de la Tracer de mon copain, ne sont pas vraiment en état et les miens pas beaucoup mieux dans l’usure, je les préserve. Nous retournons au camping, où mon fils Guillaume nous attend, la soirée se fera tranquillement dans un restaurant à Patrimonio, aussi une bonne adresse pour son accueil sympa et la qualité du repas, Le Bartavin.

Mercredi 8 Mai, 2ème jour.

Nous voilà partis visiter le Cap Corse, nous avons rendez-vous avec un p’tit cousin, qui est lui aussi en vacances avec sa famille en Corse.

De suite les paysages sont somptueux, nous nous arrêtons à Nonza pour une visite rapide à pied du village. Le village fait corps au piton rocheux, à sa base se situe l’église et quelques commerces, on monte jusqu’à la tour Paoline (construite par Pascal Paoli) qui surplombe la plage, célèbre de par son aspect. Autrefois le décors était loin de proposer une plage de galets d’un gris très sombre. Ce décors lunaire résulte simplement des pierres rejetées à la mer par la mine , toute proche, d’extraction d’amiante. Il ne reste aujourd’hui qu’une grosse plaie à même le maquis sur la côte de Canari, ayant fonctionné plus d’une vingtaine d’années jusqu’en 1965.

Nous continuons notre montée vers le petit port de Centuri, où nous attends Yann et sa famille. Comme vu de loin nous passons le long de l’usine de Canari, au bas de la carrière d’extraction d’amiante. Juste après, nous prenons une superbe petite route qui se juxtapose à la D80, la Départementale 33. Elle surplombe la mer et nous fait passer par des sous-bois et arriver dans des panoramas absolument somptueux., repasser en forêt et se retrouver au pied d’une petite cascade. Vraiment une route à découvrir.

Pour arriver à Centuri, directement au port, après avoir rejoint à nouveau, la D80, nous continuons jusqu’à Morsaglia et là nous empruntons la D85, sur la droite qui longe la côte au plus près jusqu’au port.

Nous passons un chouette moment tous ensemble, petite visite de Centuri et nous nous séparons. Yann’family continue sa visite du Cap Corse dans l’autre sens que nous avons pris, Robin mon copain, néo-Corse, repart quant à lui, à San Nicolao au Sud de Bastia. Perso je continue d’explorer le Cap, je monte au moulin Mattei, où il y a un panorama à 360°.

Descendu du moulin , je rejoins Ersa, commune du nord du Cap Corse et je m’arrête à Tollare (d153) puis la 253 avec un passage à Barcaggio. Une fois repris la D80 , direction Rogliano, je tourne à droite sur la D53, et arrive à Rogliano, coté village. Au départ je voulais explorer ce coin un peu plus, mais voila que ma moto fait un caprice. Elle ne redémarre plus, lors d’un arrêt. Aïe misère, je vois une descente et me dis, je vais démarrer en 2ème ou 3, avec la descente qui va sur un parking en contre-bas.

Raté…, il mes reste à remonter la moto à la poussette, je dépoile la moto, je défais les valises et sacoches réservoir, purée c’est dur à remonter. Mes sauveurs arrivent, des personnes âgées de la région de Marseille, m’aident à rejoindre un hôtel se trouvant juste au dessus.

Génial, le couple, propriétaires de cet hôtel, le U Sant Agnellu, m’ouvrent leur garage et me fournissent un câble pour que je puisse brancher mon chargeur de batterie. Hé oui, j’ai ça dans mes valises, depuis quelques déboires avec une ancienne moto dans les Cévennes. Je branche, quelques minutes plus tard le diagnostique est bon. et ça redémarre.

Un grand merci à eux, si vous passez par-là, n’hésitez pas une seconde, l’hôtel et le restaurant ont bonne réputation. Le U Sant Agnellu

Je pense que la moto a bien refroidi, en discutant le lendemain avec un BMiste de Dunkerque, il avait très souvent ce soucis, jusqu’à ce qu’il change le diamètre du câble par un plus gros, alimentant le démarreur du régulateur, un truc comme ça.(mes notions de mécanique et d’électricité moto et auto sont proches du zéro). Donc moins de surchauffe, donc plus une seule coupure depuis.

Est-ce que c’était mon cas ???

Toujours est-il que j’ai bouffé tout mon temps pour visiter, j’ai dû rentrer d’un bloc pour rentrer au camping à Patrimonio où m’attendait mon fils. Je reviendrai une autre fois pour faire le secteur de Sisco.

Comme à son habitude, Guillaume, me prépara un p’tit repas bien sympa en bord de plage, avec une Pietra pour assouvir notre soif.

Jeudi 9 Mai, un régal de découverte.

Ce matin je redéfinis ma journée, je change quelque peu ce que j’avais prévu. Je rejoins Saint Florent et dans le centre-ville, je prends à droite la D238. Une fois passé devant l’ancienne cathédrale du Nebbio, je sors de la ville et me voila plongé sous des oliviers, comme dans un tunnel. Aussitôt après je me retrouve dans le maquis, le paysage est splendide. Sur la route de Podggio-d’Oletta, dans un virage, une chapelle en ruine, celle de San Quilico (XI-ème siècle).

Passé le village d’Oletta, je prends la D62 sur 4 km, petit détour certes, mais tellement beau, pour arriver à la Chapelle San Michele di Murato. Petit bijou de l’art Roman, datant du XII-ème. Son aspect bicolore de style typiquement Pisan, une alternance de pierres verte (choritite) et blanche (calcaire) en fait une des plus belles de Corse. Je vais en profiter pour y piqueniquer. Le paysage mène votre regard jusqu’à la baie de Saint Florent.

La départementale D5, sera mon terrain de jeu de l’après midi. Un petit passage dans le village de Murato, je continue en plein maquis dans la montagne, je prends de l’altitude, cela devient très minéral, toujours la côte occidentale dans mon dos.

Je passe le col de Bigorno et me voila devant un autre paysage en CinémaScope, la côte orientale ce coup-ci est devant moi sur ma droite et des sommets toujours enneigés du centre de la Corse. Le maquis est en fleurs, cela dégage un parfum d’une douceur exquise. En bas le village de Lento, il me semble, je voulais y boire un café, un ancien assis sur une chaise contre le mur, juste à coté de la porte du bar, en réponse à ma question sur l’ouverture du bar, me répond, texto « C’est fermé, repassez plus tard » imaginez avec l’accent, appuyé sur sa canne, et il reprend sa position le regard droit devant. Je n’invente rien, c’était exactement ça , j’ai adoré. Bon le café je boirai plus tard, euh même pas d’ailleurs.

Je continue ma descente, j’y croise mes premières vaches. A la sortie de Lento , je prends sur ma droite la D105, je passe Canavaggia, un des plus anciens villages de montagne de Corse comme son panneau l’indique.

La D105 me mène aux portes de Ponte-Leccia, mais je prends à droite la T30, avant de m’en retourner vers Patrimonio, je veux aller visiter le village de Lama. Village médiéval, petites rues étroites, parfois voutées, composé de petites maisons aux toits terrasses, imbriquées les unes dans les autres. Viennent s’y ajouter, de belles villas bourgeoises du XVII-ème d’inspiration Toscane.

Ma journée se termine par cette visite et je m’offre un dessert en guise de goûter, un moelleux aux châtaignes, avec sa boule de glace à la châtaigne, petite crème noisette arrosé d’une Orezza-tranche. Un délice ;)) .

Il n’y a plus qu’à reprendre la route , la T30, route territoriale Corse, pour reprendre la D81 longeant le désert des Agriates, jusqu’à mon campement où m’attend un joli coucher de soleil pour agrémenter mon repas.

Voilà la fin de la 1ère partie, la suite au prochain épisode, d’ici 2 semaines je pense.

A prestu.

4 réponses à « LA CORSE 2024 (1) »

  1. Avatar de jf-
    jf-

    Toujours aussi belle la Chapelle San Michele di Murato! Faudra que j’y retourne…Et aussi pour les pêchers mignons aux châtaignes…. 🙂

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  2. Avatar de Philippe GOYAT
    Philippe GOYAT

    Magnifique et vues magnifiquement mises en valeur par les talents du photographe ! Donne vraiment envie d’aller y faire rouler mon Interceptor en début d’automne ou au printemps prochain.

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  3. Superbe compte-rendu de voyage ! Et les photos… C’est tellement mieux que la vidéo !

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