Fin du voyage dans des paysages époustouflants. Entre mer et montagne, accompagnez-moi dans mes derniers kilomètres à travers la Corse.

Vendredi 17 Mai. Gérald prend les commandes , il connait le coin et souhaite me le faire découvrir. je m’en remets à lui pour mon plus grand plaisir. Il m’emmène dans des paysages somptueux dès le matin. Nous prenons la direction du col de la Vergio (1467M) par la petite route traversant le village de Ota, la D124, de suite c’est superbe, petit arrêt au Pont Génois de Pianella, on imagine les routes et sentiers à travers la montagne à cette époque. Il en reste de superbes à travers la Corse de ces ponts Génois. Nous croiserons bien sûr, troupeaux de chèvres et quelques vaches et cochons au cours de notre balade.







La température est bien descendue pour les derniers kilomètres avant l’arrivée au col. Nous ne passerons pas en Haute-Corse, nous redescendrons par la D84 avec toujours d’aussi beaux paysages très minéraux. Je n’oublie pas de laisser ma trace, comme bien d’autres auparavant, sur le panneau du col avant notre descente. Un arrêt à la pizzéria à Avisa, suite au conseil des frères Scott rencontrés quelques jours plutôt, et nous repassons à Porto.





L’après midi nous prenons la D81, pour la découverte des calanches de Piana, whaou ! Splendide, mon fils Guillaume, m’en a beaucoup parlé, il a travaillé quelques années au poste SNSM de Piana sur la plage d’Arone et désormais il y navigue en kayak de mer avec ses clients pour Cors’Aventure. Il part pour des séjours d’une semaine avec bivouac sur la plage le soir. il se régale, et je le comprends. C’est devenu son métier.
Vraiment de toute beauté, pas mal d’arrêts photos, obligé, et nous traversons le village de Piana. De suite, à la sortie du village nous prenons à droite pour rejoindre la petite plage de Ficaghjola. petite crique superbe, accessible après quelques centaines de mètres à pieds.








Nous suivons la route qui nous mène à la plage d’Arone. Sur la route mon fils nous a rejoins. Il nous filme avec son drone.
Arone, jolie plage, je découvre enfin l’endroit où Guillaume travaillait il y a quelques années. C’est ici, à Piana, qu’il est tombé sous le charme de l’île. Nous prenons le temps de boire un pot sous une paillote en bord de plage, moment très agréable.

Nous repartons tous les trois à Porto, Guillaume reste avec nous ce soir, nous allons manger une pizza au camping, je crois que c’est la meilleure pizza que j’ai mangée. Divine ! Une pâte extraordinaire. Et ceux qui me connaissent, savent que je me régale.


La nuit sera bonne.
Samedi 18 Mai. Gérald nous quitte ce matin, il est attendu à Ajaccio. Guillaume part pagayer en mer, et moi j’ai décidé de ne rien faire, ou presque, je vais prendre le temps de lire au bord de la piscine.

Passé midi, je rejoins Guillaume à son retour de sa virée en kayak, je suis allé chercher notre pique-nique au Spar au bas du camping, l’accueil y est super sympa.
Nous retournons à Piana, mon fils tient à me promener dans le village et ses environs. En fin d’après midi il repart à Ajaccio. Je vais le retrouver rapidement, mon voyage tire à sa fin.









Sur mon retour vers Ota, au camping, je me régale des superbes lumières de fin de journée, dans les calanques de Piana.





Dimanche 19 Mai. Je quitte Porto pour rejoindre Guillaume près d’Ajaccio. Ce coup-ci, je découvre les calanques de Piana avec la lumière du matin. A Piana je continue la D81, ce sera la dernière fois que je la prendrais, car cette cette route suit la côte depuis Patrimonio jusqu’à Ajaccio. Pour ma part, je la quitte à Cargèse après une visite du village.


Un petit dej pris sur le port au bas de la ville, au relais motard, super accueil et bel endroit pour une pause.




Je remonte et je vais visiter les deux églises se faisant face, une Grecque et l’autre Romaine. Les deux sont magnifiques, intérieurement très différentes, bien entendu. J’ai adoré celle Grecque avec ses icônes pour le chemin de croix et l’iconostase séparant la nef du sanctuaire, superbement paré par des images de Saints peintes sur fond d’or. Pour la petite histoire, 800 Grecs originaires du Péloponnèse, pourchassés par les Turcs en 1676, sont venus s’installer en Corse, alors sous la République de Gênes, sur les terres de Paomia, toutes proches de Cargèse, village construit en 1776, afin que les Grecs puissent s’y installer. Pour info, ce n’est pas une église Orthodoxe mais grecque catholique de rite byzantin.







Après mes visites des deux églises, je me balade rapidement dans la ville, il me reste pas mal de kilomètres à faire jusqu’à ce soir. On ne visite pas Cargèse sans penser à Yvan Colonna, natif de Cargèse, sa présence se fait encore sentir.
La ville est belle ce dimanche matin. petite balade bien agréable.








Je pars rejoindre les hauteurs, je prends la D181 puis la D70, petites routes qui me mèneront jusqu’aux abords de Vico.





Je rejoins Murzo, petit village accessible par la D23. de là, il y a la D4 qui me permettra d’arriver à Vero, à quelques encablures d’Ajaccio.
La D4, je l’avais mise au programme et le motard rencontré à Porto, m’avait dit de la faire, c’était prévu. Et il est vrai que c’est un petit joyau cette route, pas par sa qualité de revêtement, ça vraiment, mais ce n’est pas ce qui me gène. Le côté sauvage et les paysages de montagne, plus secs que en Haute-Corse, sont splendides. Du début jusqu’à la fin je me régale. Dans un village je croise un groupe de biker’s se baladant après un petit regroupement dans un village voisin. Quelques mots échangés, bien sympas avec le boss du groupe, certains avec le look Hell’s comme il se doit, ça valait une carte postale, mais c’est après que j’y ai pensé.









Passé Vero, il me reste 1h de route pour retrouver Guillaume, les 3 jours restants, nous les passerons tous les deux, balades, repos et kayak de mer ensemble, « L’élève a dépassé le maître », j’ai toujours un plaisir immense à naviguer avec mes fils, mis dès l’âge de 7ans et1/2 dans un kayak de mer, ils en font désormais leur métier, j’ai du réussir un truc avec eux, je pense.





J’ai retrouvé la vache qui m’avait fait carapater devant sa mauvaise humeur… Je lui ai réglé son compte. Non mais !!!

Hé voilà que ce finit ce merveilleux voyage, je suis ému de finir ces épisodes, en écrivant ces lignes, j’ai pu revivre tous ces moments merveilleux. La corse du Sud sera sûrement pour 2026.







Merci à vous de m’avoir lu, un grand merci à mes amis qui m’ont hébergés sur la route, Cathy et Jean-Claude, Florence et Jean-François, Robin, Gérald et leur épouses, mes enfants Claire avec Quentin, mon grand, et Guillaume mon petit, je comprends pourquoi tu aimes tant la Corse et les Corses. Et puis je ne peux pas oublier de remercier les Corses pour leur accueil chaleureux et l’humour de certains lors de nos échanges.
Un énorme merci plein d’Amour pour toi Sylvie, qui est si patiente à m’attendre (et garder la minette) lorsque je pars tailler la route, et qui me relit afin de corriger mes fautes. Promis on y retournera ensemble.

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