Voyages & Balades à Moto et Side-car

ROAD TRIP EN COTENTIN Aventure en Royal Enfield.

UNE SEMAINE POUR FAIRE DECOUVRIR LE COTENTIN A 3 COPAINS A MOTO.

Un Magnolia en fleurs annonce le début de ma saison des voyages. Cette année je la commence avec 3 copains, roulant tout comme moi, en Royal Enfield. En Février lors de la Galette des Rois, Jean-Pierre me lance , « Philippe j’aimerais aller dans le Cotentin », quelques temps auparavant, Jacques m’avait parlé d’y retourner. Philippe se trouvant là aussi, nous dit « je suis partant ». Le soir même, le projet était lancé, je réservais un gîte à Surtainville(50).

Jeudi 10 Avril, le voyage.

Au petit matin, nous nous retrouvons, il fait frais mais le soleil sera de la partie. J’ai tracé une route qui nous fera rejoindre la Normandie par le Sud du Perche, Le château de Montmirail, puis les Alpes Mancelles où nous découvrons un site Archéologique à Oisseau-le-Petit, petit sanctuaire Gaulois actif du 1er au IIIème siècle. Peu de temps après, nous nous arrêtons manger et visiter Saint-Céneri-le-Gérei, faisant partie des plus beaux villages de France. Le site est remarquable.

Nous avons repris la route, la campagne est belle, le paysage est coloré de jaune du colza en fleurs et d’un vert tendre des prairies et des futures moissons de l’été.

Lors d’un arrêt mon Himalayan ne redémarre pas. Aïe, le voyage prend une autre tournure. C’est sans compter sur la chance, qui m’accompagne généralement lorsqu’un souci apparait en voyage. Nous nous trouvons à 200 mètres d’un garage moto, Jean-Pierre l’a repéré sur le net. Encore faut il que cela ne soit pas trop grave pour la moto et qu’il puisse réparer.

Cyril, le patron de l’atelier ALS Motos à Domfront (61), a diagnostiqué aussitôt mon problème, la batterie est HS, plus assez d’ampérage pour démarrer. Batterie d’origine, 6 ans et 27000 Km, je ne peux pas lui en vouloir. Coup de chance, il a la batterie en stock. Il me l’installe et nous pouvons reprendre la route. Son atelier et son magasin respire le bonne adresse pour l’achat et l’entretien de votre moto.

Nous arriverons assez tard au gîte, le souci est que nous n’avons pas pu faire nos courses pour les repas à venir. Jacques nous trouve un restaurant nous acceptant à cette heure tardive. Il nous attend, nous laissant décharger nos bagages des motos. Nous passerons un super moment chez Kamel, à l’Auberge des deux églises, spécialiste du couscous, à Les Moitiers-d’Allonne, non loin de Barneville-Carteret, là où personne voulait nous accueillir à 21h30.

Auberge des 2 églises, spécialités Franco-Berbères… ça ne s’invente pas !

Vendredi, 1er jour sur place.

Le ciel est bleu, le soleil est toujours là. La nuit a été réparatrice, nous sommes d’attaque. J’ai prévu de suite le joyau du Cotentin, la route des Caps. Nous partons de Surtainville pour remonter vers le Nord en longeant la côte. De suite mes compagnons de route saisissent la beauté de ce qui les attend. Paysages de mer et de campagne maritime, de bocage et de dunes, voilà ce dans quoi nous allons nous balader toute cette journée.

Les dunes de Biville s’offrent à nos yeux dans la descente qui nous mène à la mer. Un arrêt sur cette grande plage qui du Cap de Flamanville au Nez de Jobourg s’étend sur 12 kilomètres, surplombée d’un coté par le site dunaire de Biville et la Mare de Vauville. Ce marais d’eau douce, protégé de la mer par un étroit cordon dunaire, s’étend sur 62 hectares et abrite plus de 150 espèces d’oiseaux, 350 plantes et 16 espèces de batraciens. Déclaré Réserve naturelle depuis 1976.

Nous quittons la plage et nous en profitons pour une petite série de photos à moto. Le cadre est beau.

Notre route nous dépose à Vauville. Nous prenons le temps de nous restaurer et repartons vers le Cap de Jobourg. Les panoramas sont splendides, la route plonge vers la mer et remonte à travers les champs.

Nous devrons longer l’usine de retraitement des déchets nucléaires de la Hague, par obligation avant d’arriver au hameau de Dannery, de là nous allons jusqu’au Nez de Jobourg. La vue est magnifique, l’eau est d’une transparence et le bleu du ciel donne un bleu d’une intensité extraordinaire à la Manche.

Un couple arrive avec son scooter, je lui demande de nous prendre tous les 4 en photo.

Vraiment cette route des Caps est splendide, je ne me lasse jamais de la prendre. Je pense déjà à revenir avec mon autre moto, la 650 Super Météor de chez Royal Enfield aussi. Nous surplombons la Baie d’Ecalgrain qui nous mènera à Auderville au travers de la campagne de la Hague.

Nous voilà à Auderville, juste avant nous apercevons le port de Goury et son poste SNSM, actuellement en réfection, nous ne pourrons pas le visiter. Nous traversons le village. Je m’arrête devant la maison de Paul, rendu célèbre, il y a 20 ans par un documentaire sur sa vie de d’agriculteur  » Paul dans sa vie ».

Travaillant comme autrefois, comme le faisait son père, sans ajout de produit autre que ce que lui donnait la nature. Il se plaisait à dire « Mes vaches mangent des fleurs ». Paul s’en est allé quelques années après. Le documentaire devenu un film, racontait la dernière années de sa vie de labeur, la séparation de ses trois vaches dont le produit de la traite était transformé en beurre, produit à la ferme par lui et ses sœurs, avec qui il vivait.

Il est tard, nous devons penser à faire nos emplètes pour manger au gîte et le plein de carburant. Avant de rejoindre Beaumont-la-Hague, nous allons marcher au port de Goury.

Samedi 2ème jour.

Nous commençons par une petite marche autour du gîte, la mer est à 700 mètres. Puis nous partons pour notre deuxième périple en Cotentin. Nous allons aller jusqu’à Bricquebec pour nous promener dans la cour du château se trouvant au plein milieu de la ville.

Nous trouvons une brasserie pour déjeuner. Les heures passent, nous continuerons vers la côtes à l’Est de Cherbourg l’après-midi en ayant traversé auparavant le Val de Saire. Pour cela je programme le GPS, sur routes très sinueuses. C’est ainsi que nous nous retrouvons à visiter le bocage de long en large et en travers, personnellement, j’adore, malgré l’état des routes boueuses par endroits et très étroites. C’est pour moi la meilleure manière de découvrir une région, sans pour cela avoir tout préparé auparavant.

Port Lévy, le cap et le phare de Gatteville, ce coup-ci nous empruntons le route des phares.

Barfleur est à 5 minutes, nous nous y arrêtons au bout du port au pied de l’église, nous avons un aperçu de la ville. Tout comme sa voisine, Saint-Vaast-la-Hougue, il y a de l’animation autour du port. La pêche et le tourisme apportent une vie économique de ce coté du Cotentin. Personnellement, je préfère la côte Ouest, pour son authenticité, sa rudesse, son vallonnement.

A St Vaast nous prenons le temps de prendre une collation et même une gaufre, une crêpe ou des huitres selon l’envie de chacun. Une chouette adresse sur le port, Le Ponton G, une brasserie qui vous sert avec le sourire et dans la bonne humeur.

Nous rentrons vers le gîte en passant par le centre ville de Valognes, je tiens à passer devant la maison de mon aïeul , qu’il fit construire en 1720, l’Hôtel des Folliot de Fierville du XVIIIe. Ce personnage, 1er du nom, était procureur du Roi à Valognes, à l’époque de Louis XIV.

Dimanche, 3ème jour.

Nous prenons notre temps au gîte, ce sera une petite journée de roulage. Je téléphone à Sabine et Thierry, propriétaire du Bas Manoir à Fierville les Mines, fief de ma famille (1720), d’où mon nom de famille. C’est le même aïeul que la veille, Jean Jacques Foolliot de Fierville, Procureur du Roi en l’élection de Valognes, qui fut le seigneur du Fief et habita cette demeure. La visite est inattendue pour mes copains, Thierry, prenant soins de leur expliquer tous les travaux entrepris pour réhabiliter ce manoir. Nous finirons tous les 6 autour d’une table pour un apéro. Ce fut un très bon moment pour tout le monde. Je ne manque pas de venir leur rendre visite à chacun de mes passages dans le Cotentin depuis qu’il m’ont contacté en 2017.

Nous reprenons les motos pour rejoindre la route des Havres à Porbail, nous y mangeons dans un endroit , très bien situé, mais, tous nous sommes déçus par la qualité du repas, et pour un prix exorbitant. je préfère taire le nom et ne pas mettre de photo. Nous repartons vers Barneville-Carteret, puis Surtainville à notre gîte.

Lundi, 4ème jour.

La météo se maintient. Mes collègues de route aimeraient reprendre la route des Caps, tellement ils l’ont appréciée deux jours auparavant. Je leur propose de faire le trajet inverse. Ainsi nous aurons un autre regard sur le paysage. Pour ce faire, nous rejoignons Urville-Nacqueville, autre fief d’un de mes ancêtres, Jean Adrien Folliot d’Urville, fils de Jean Jacques F de F.

Urville est situé à l’Ouest de Cherbourg, quelques maisons d’aisance en bord de mer, belles demeures. nous prenons la route des caps et nous arrêtons au château du Dur-Ecu, superbe face à la mer. Nous poursuivons sur la côte et nous nous arrêtons manger au Port du Hâble, Omonville la Rogue. Un seul restaurant est ouvert ce lundi midi, bon restaurant, repas copieux.

Repas avalé, nous avons repris nos montures et nous arrivons à Port Racine, connu comme étant le plus petit port de France. Nous prenons de la hauteur, passant dans des hameaux du cap de la Hague. Puis nous nous dirigeons vers le sémaphore de la pointe de la Hague. Le bocage en bord de mer est paisible par ce temps, je pense aux vaches de Paul qui venaient y manger des fleurs. On repasse dans Auderville et surplombons à nouveau le site de Goury, ce lieu très souvent qualifié de petite Irlande.

La route nous mène au Hameau de la Laye, toujours sur la commune de Auderville. L’été j’adore ce petit coin de vie, les jardins sont ornés d’hortensias. Pour le moment ce n’est pas le cas, mais la côte est aussi belle, elle est parsemée d’ajoncs. L’été c’est le mauve de la bruyère qui recouvrent ces paysages.

Pour rejoindre Vauville, je mène mes compères par une petite route, si petite que deux voitures ne peuvent se croiser, obligé de me mettre contre l’herbe du talus à l’arrivée d’une voiture face à moi. la traversée de village peut nous surprendre, des oies croisent notre chemins.

Nous évitons le chemin de la mine qui longe le site nucléaire de Flamanville, nous préférons passer par le village et nous trouvons le château à la sortie. Château du XVIIème, qui a la particularité d’être d’une symétrie parfaite. Il nous reste peu de kilomètres pour nous rendre au gîte.

LE SAVIEZ-VOUS ? De 1862 à 1962, Flamanville fut unique en France avec la présence d’une mine de fer sous-marine. La mine de fer de Flamanville dite de Diélette possédait un réseau de galeries de 15 kilomètres de long à 150 mètres sous le niveau de la mer. Cela vous intéresse, voici un lien Wikipédia où son histoire vous sera racontée. En juillet-Août, une exposition est présente en Mairie de Flamanville.

Mardi, 5ème jour.

Pour notre dernier jour, nous partons vers Sainte-Mère-Eglise, visiter le « Airborne Museum ». Sur la route je tiens à leur faire découvrir la Biscuiterie Burnouf à Sortosville. Endroit magique où vous trouverez bien entendu les biscuits fabriqués maison depuis 5 générations, mais aussi plus de 400 produits régionaux. La présentation se fait par secteurs, tout est absolument bien pensé. Un endroit à ne pas louper.

Nous sommes à deux pas du moulin à vent de Fierville les mines. Un arrêt s’impose. Datant de 1744, restauré en 1997, il produit à nouveau une authentique farine de meule de blé, sarrasin et épeautre.

Sur la route, nous nous arrêtons à Saint Sauveur le Vicomte, nous découvrons au hasard d’une pause café, un restaurant  » Le rideau cramoisi », un super endroit, de la patronne au cuisinier en passant par la serveuse, l’accueil est super sympa. De plus le cadre vintage nous plait. On y reste et on ne sera pas déçus par le repas.

Une fois notre café avalé, nous allons au musée de Sainte Mère Eglise à 19km de là. Cela deux que je viens, la présentation est très faite. Certes, un certain américanisme s’étale, mais bon c’est de bonne guerre. Mais de toute façons nous savons que les Anglais, les Canadiens sans oublié quelques Français étaient là.

Nous nous retrouvons à la sortie de notre visite, nous rentrons au plus vite à la base, la pluie est annoncé et un fort vent s’est levé. Nous aurons eu la pluie moins de 5 minutes, juste à notre arrivée à Surtainville.

Un séjour en Cotentin pour ainsi dire sans pluie, c’est génial. Le mercredi nous reprenons la route pour chez nous, au bout d’une heure de 4 voies sur la N13, je craque. Je reprends les petites routes. C’est beaucoup moins dangereux pour la Bullet 500 Classic. Elle roule 80Km/h en vitesse de croisière et cela est dangereux avec les camions qui eux sont, très souvent, pressés. Sans regret la route est aussi belle qu’à l’aller. Mais plus roulante. Nous trouvons une perle pour manger à La Férrière aux Etangs(61), le restaurant  » Côm à la maison » 15,50€ le menu 4 services, entrée, plat, fromage, dessert , boisson et café compris !!! (Tarif le midi du Lundi au Vendredi).

Le reste de la route sera toujours aussi beau avec ces champs de colza qui magnifient nos campagne en Avril de chaque année.

Merci de m’avoir lu, jusqu’au bout, enfin je l’espère, je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures.

2 réponses à « ROAD TRIP EN COTENTIN Aventure en Royal Enfield. »

  1. Avatar de H�l�ne Camus
    H�l�ne Camus

    Salut Philippe

    Et bien sans pluie et un garage à 200 mètres de la panne ……😊

    Beau récit beau partage j ai de nouveau envie d’y retourner et suivre ta route et tes restos aussi

    Hélène


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    1. On ne s’en lasse jamais de ces paysages de la Hague. J’y retournerai pour approfondir la route des Havres. 😘

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