Voyages & Balades à Moto et Side-car

JE DECOUVRE LE SIDE-CAR

Note : 5 sur 5.

DECOUVERTE, FORMATION et 1ER VOYAGE EN BRETAGNE

Me voilà pourvu d’une troisième roue. Hé oui je me suis mis au side-car, cela me trottait depuis pas mal d’années. Un aperçu en 2023, puis un autre cette année en panier seulement m’ont décidé. Et la perle, lors d’un passage à Rennes, je me suis rendu chez MOTO PASSION 35 où j’ai reçu un très bon accueil par l’équipe de Maxime, le maître des lieux. Laurent, son vendeur, a pris plus d’une heure de son temps, et m’a proposé d’essayer un modèle de la marque que je recherche. Non seulement dans le panier, mais il m’a donné l’occasion de prendre le guidon en m’expliquant le B.A-BA de la conduite d’un side-car. Super initiative, que je n’oublierai pas le jour venu.

Lors de mon retour à Orléans, je n’ai pensé qu’à cela, j’étais comme un gosse attendant Noël.

Bien avant cet essai, j’avais décidé de faire une formation pour la conduite, car cela est très différent de la moto, même avec 45 années d’expérience en la matière , c’est un monde à part.

Pour cela, j’ai choisi le centre de formation de SIDE S’COOL, à Ploërmel (56), la date du 2 et 3 Août me convenait parfaitement.

JE GRILLE LES ETAPES

Mais, étant du genre à ne pas perdre de temps, j’ai trouvé l’occasion, que je recherchais, un Side-Car , pas trop puissant, facile d’accès et dans le rapport qualité-prix que je cherchais. Le hasard a fait que je trouve mon bonheur dans mon département du Loiret (45), à moins de 80 km de chez moi. Un MASH Side Force 445 cc. Et me voilà de retour chez moi par la campagne Loirétaine et les bords de Loire, début Juillet.

J’ai 3 semaines devant moi pour prendre en main ce nouvel engin, et je compte bien aller à Ploërmel, effectuer mon stage avec mon side-car. Je vais me balader en Sologne puis en forêt d’Orléans, en ville et partout où je pourrais acquérir de l’expérience.

EN ROUTE POUR LA BRETAGNE

Jeudi 31 Juillet, les affaires sont chargées, de quoi planter la tente et la popotte. C’est génial, on peut tout charger sans que ça traine partout.

Je traverse la banlieue Orléanaise, plein Ouest. Passé Beaugency, je suis vraiment dans la campagne, je rejoins Vendôme, où j’ai rdv avec Alain-Pierre, un copain possédant le même side-car que moi. Après avoir traversé des champs de tournesols et des paysages déjà moissonnés, je trouve Alain-Pierre en terrasse avec Joël, également à moto avec une Himalayan. Rencontre sympathique, de beaux échanges sur nos vies et pas plus que cela à moto.

Je continue ma route, je repère une église perchée dans le village de Pocé sur Loir, une petite visite et je découvre un intérieur revêtu de très belles fresques romanes.

Je m’arrête à la Chartre sur le Loir pour y piqueniquer. Thomas, un motard breton a eu la même idée de s’arrête, à l’ombrer au bord du Loir, il vient me retrouver et nous prenons le temps de discuter de nos voyages. Deuxième rencontre très sympa, il repart vers Lorient, lui y sera le soir probablement, il roule beaucoup plus vite avec sa moto, Honda 1000 Africatwin de mémoire.

Je plie, chaise et table et range le tout dans mon panier. Mais comme un imbécile, je fais un faux mouvement avec mon pouce gauche, là, où quelques moi plutôt de la rhizarthrose s’était installée avec un poignet douloureux, suite à la pose d’un stent.

Je repars vers 14h, mais la douleur est tenace, sur certaines routes de campagne pas vraiment bonne état, ça devient insupportable. Je prends la décision de m’arrêter à 16h pour camper, je suis à Durtal et cela tombe bien il y a un camping, où je serais très bien accueilli et je passerais la nuit. Je suis claqué, je me couche très tôt et je dormirais 10h d’affilées.

Le vendredi matin, la douleur est encore là, mais supportable, rapidement je m’arrête à une pharmacie, gel, pour la contusion, anti-douleur pour calmer, et de la bande pour tenir le poignet afin de l’immobiliser quelque peu et le protéger des secousses. La pharmacopée fait son effet.

Au détour d’un sous bois, un étang sur ma droite , ambiance très douce, je traverse le pont et j’arrive à Challain la Potherie (49) devant un superbe château du XVII e siècle. de style néo-gothique.

Je roule bien, je prends le temps de piqueniquer dans un village et j’essuie un grain en repartant. Il roule bien ce petit side-car, très agréable. j’arrive en Bretagne, une petite pause Perrier-rondelle, ça rafraîchit et c’est pas plus mal vu la chaleur. Je passe Porcaro, célèbre dans le milieu motard, pour la bénédiction annuelle de la mi-Août, par le prête local, des motos présentes. J’arrive au camping du Lac à Taupon, près de Ploërmel, situé au bord du Lac du Duc. Là je rencontre de suite, Olivier et Catherine, venus aussi, à la formation side-car du week-end.

L’accueil est aussi très sympa au camping. J’ai loué une cabane pour 3 nuits. Très chouette et bien pratique si la pluie s’invite. Ce qui ne sera pas le cas, et le confort pour y dormir est impeccable, deux vrais matelas, oreillers et couvertures et l’électricité, pour 30€ la nuit, rien à dire.

L’EXPERIENCE SIDE S’COOL

Le rdv est à 8h30, Side s’Cool est installée dans les locaux d’une moto-école et sur une piste qui sera notre terrain de jeux pour les 2 jours. L’équipe est déjà sur le pont, sourire et accueil chaleureux des membres de l’association qui se plient en quatre pour faire de ce stage une réussite. Nous sommes une dizaine de stagiaires. Un café de bienvenue et quelques discussions entre nous et la journée commence.

Présentation de l’association, de chaque stagiaire, nous exposons notre parcours moto, profession et la raison de notre présence ici et l’intérêt pour le side-car qui nous réunit.

Jean Louis Hergott, passionné et maintes fois récompensé lors de compétions nationales et internationales en side-car, mais aussi formateur moto-école et Yannick Goupil, tout aussi passionné et side-cariste depuis de nombreuses années, lancent les échanges. Ils nous rappellent les différentes lois concernant le side, le marché des constructeurs en France et des marques motos, autorisant ou pas l’ajout d’un panier. Quelques éléments et notions du side-car et nous voilà tous sur le tarmac pour essayer et slalomer avec les différents types de side-car de l’association. Analyses et ressentis de chacun des attelages utilisés. Petites ou grandes roues, fourches standard ou à balancier, et autres. Cela nous promet de beaux moments.

Nous prenons chaque midi, le repas tous ensemble, tantôt dehors ou à l’intérieur à l’ombre le dimanche.

Durant les 3 premières demi-journées, nous aurons décortiqué tous éléments nous permettant de débuter la conduite d’un side-car. Virages à droite, à gauche, frein avant, frein arrière, les deux ensemble puis freinage d’urgence. Cela nous permet de ressentir et même observer la réaction d’un attelage.

Sans oublier les fondamentaux à moto sur deux roues, et après cela exercice de lever de panier. Avant, Yannick nous fait de belles prestations sur deux roues.

Le Dimanche après-midi sera l’occasion pour tout le monde de prendre la mesure des acquis dans la circulation. Balade dans la campagne Morbihannaise, deux tours, un au guidon, l’autre dans le panier.

On se retrouve tous pour un dernier moment avec remise des diplômes et un mot de chacun sur le ressenti de la formation. Et un grand merci à toute l’équipe.

En 3 mots : Génial, Utile et Sécurisant

Reste maintenant à tout assimiler et à rester vigilant quelque soit l’expérience acquise au fil des ans.

En attendant je vais aller me baigner dans le lac … parfait et la température du lac du Duc est idéale.

ROAD-TRIP EN BRETAGNE

Traversée du Centre-Bretagne

Le Lundi, un dernier aurevoir à mes voisins de camping et Catherine et Olivier, toujours présents dans ce camping . Je prends la direction des Côtes d’Armor. Quel bel endroit ce Centre-Bretagne. Les résultats du stage se font sentir dès les premiers kilomètres. J’ai fait mon itinéraire par des petites routes de campagne, virages à droite, à gauche , en montée, en descente.

Le panier est chargé au mieux. C’est un bonheur de conduire et de rouler dans ce coin que j’ai pas mal parcouru au début des années 2000 lorsque j’y vivais. il m’arrivait parfois de venir réaliser des reportages mariage, ou faire des photos dans les écoles.

Mon arrivée sur la Côte

Je rejoins la côte, ou plutôt, Tréguier, un amis pas vu depuis quelques années, m’y attend. On boit un pot en terrasse, l’intérêt de ce petit Side-car auprès des passants est à son comble, il sera photographié une dizaine de fois en 20 minutes. Le lendemain , pareil.

Le soir je dors chez des amis, mais auparavant, je vais aller faire mon pèlerinage, comme à chacun de mes passages, à Port-Blanc(22) et Trestel. J’ai réussi, cette fois, à voir mon ami directeur du Centre Nautique , où j’ai été moniteur de kayak de mer pour l’association à l’année.

Super heureux d’avoir revu ces quelques amis de longue date depuis hier à mon arrivée.

Trévoux Tréguignec, Port le Goff
Port Blanc, Penvenan

ROUTe tourISTIQUE LA CÔTE DES AJONCS

Mardi je décide de rester une soirée de plus avec mes amis à Pleubian. La matinée se passe cool à jouer avec leurs petits enfants et un petit tour dans le panier pour les deux dans la cour. c’est le tour de manège.

Je ne peux pas m’empêcher d’aller à Plougrescant, qui est, selon moi, un des plus beaux endroits de Bretagne. Je connais sa côte par cœur, photographiée il y a une vingtaine d’années pour mes cartes postales et cadres panoramiques que je vendais dans mon magasin de Tréguier. Et puis je l’ai tellement aussi parcourue en Kayak de Mer à toutes les saisons que cette côte je l’adore. Alors je vais suivre le tracé de la route Touristique, « La côte des Ajonc » dès le centre-ville de Plouguiel. Je le conseille à tout le monde ce tour est juste magnifique par le coté authentique de cette côte.

ROUTE TOURISTIQUE DES FALAISES. Entre Paimpol et St Quay Portrieux.

J’avais repèré cette petite route, il y a quelques années, et je m’étais promis de revenir la faire à moto. Parfaite pour flâner. A la sortie de Paimpol, après l’Abbaye de Beauport, vous trouverez sur votre droite, un panneau vous indiquant cette route à suivre jusqu’aux abords de St Quay Portrieux. N’hésitez pas, vous passerez de paysages panoramiques surplombants les falaises aux petits hameaux et sous-bois de la Côte de Goëlo. Et tout cela fleuri de massifs d’hortensias et d’agapanthes.

Saint Brieuc et Le Dahouët, Pléneuf Val André.

Très souvent, Saint Brieuc se résume pour les passants, touristes mais aussi Costarmoricains, à la traversée par la N12 et le passage du viaduc au dessus du Léguer avec en contre-bas, le port et coté mer, la baie de St Brieuc. Je suis venu y travailler tous les ans ces 20 dernières années, et j’ai découvert une petite pépite, la plage du Valais, où se trouvent de petits cabanons suspendus dans les rochers, Fraichement repeints pour certains, l’endroit est charmant. J’aime, aussi, me balader vers le port de pèche, j’y ai trouvé un bistrot très sympa, où j’ai eu plaisir à boire un café. Ce sont des endroits simples, avec des gens simples, mais où la vie existe réellement.

J’ai poursuivis jusqu’au port du Dahouêt, autre endroit où j’aime me rendre, y compris l’hiver. Un petit arrêt « photo au bout du monde », et je rejoins la plage de Pléneuf-Val-André et j’en profite pour me baigner. Un vrai bonheur. Je passerais une belle soirée chez des amis, demain je dois rentrer sur Orléans.

Le retour.

C’est bien joli de se promener, je n’ai pas vraiment d’obligations, mais l’envie de retrouver ma compagne me gagne. Alors me voilà sur les routes à nouveau et ce coup-ci, direction Orléans. Au départ je voulais suivre la côte jusqu’au Mont St Michel, mais je ne suis pas fan de ses coins lorsque les touristes sont là. Allez je coupe au travers, je m’arrête piqueniquer au Pont Saint Hubert traversant la Rance.

Sur ma route je découvre Bazouges la Pérouse, petite cité de caractère Bretonne. Une petite visite s’impose, très jolie, à découvrir. Je complète la visite par une pause café -Perrier rondelle. Je suis surpris du calme, à cette saison il devrait y avoir plus de visiteurs. Pour ma part c’est parfait mais vraiment je pense que la découverte de cette petite ville en vaut la peine.

Je continue ma route, je passe à Fougères.

Je quitte la Bretagne pour la Normandie, les routes de campagne me mènent gentiment vers la région centre. Le side-car se comporte à merveille sur ce réseau secondaire. C’est l’idéal.

J’ai la chance d’avoir eu une météo parfaite depuis le début de mon voyage.

J’arrive en Sarthe, vers Sillé le Guillaume, au sud des Alpes Mancelles. Je décide de gagner du temps et je modifie le GPS sur parcours rapides et moins sinueux. Je vois que je gagne plus de 2h, je vais tester le Side Force sur nationale. Parfait, je passe Le Mans par des 4 voies, sa puissance me suffit parfaitement. Je gagne « La route du Mans » comme on l’appelle à Orléans (D357), j’ai quelques craintes concernant la présence assez conséquente de camions. Tout se passe bien, régulièrement je me gare et à aucun moment j’aurais gêné le trafic.

90 km/h, le petit MASH, n’est pas à la peine , j’arrive à 21h45, Sylvie est surprise et ravie de me voir rentré.

Ce voyage initiatique aura été une réussite totale, j’ai découvert un bon moyen pour mes petits voyages régionaux de 4-5 jours.

Je pense le prendre pour un plus long voyage l’an prochain, qui me mènera vers le Nord et la Belgique…

2 réponses à « JE DECOUVRE LE SIDE-CAR »

  1. Avatar de ALAIN
    ALAIN

    Beau voyage initiatique, magnifiquement illustré, qui m’a permis de faire ta connaissance et celle de Joël, le hasard fait bien les choses.

    Je suis ravi par cette rencontre et j’espère faire d’autres bouts de chemins en ta compagnie dès que je serai tout neuf du côté des hanches.

    A un de ces quatre Philippe

    Alain

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    1. Ce sera avec grand plaisir Alain. À bientôt.

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